02 29 61 18 10

06 03 02 53 14

Image de diaporama
» » Plus de 4 Français sur 10 placent de l'argent au moins une fois par mois

Plus de 4 Français sur 10 placent de l'argent au moins une fois par mois

Ils sont plus de huit sur dix (85 %) à posséder au moins un produit d'épargne, selon une étude Ifop pour Altaprofits. Prudents, ils privilégient les produits sans risque.

 

Les Français restent des épargnants invétérés. Même en cette période de crises successives, géopolitiques, sociales ou encore sanitaires. C’est ce qui ressort du dernier «Baromètre de l'épargne en France et en régions», réalisé par l’Ifop pour Altaprofits et publié mardi*. «Quels que soient le contexte et les motifs de préoccupation des Français (pandémie, inflation, hausse des taux d'intérêt, réforme des retraites, conflits russo-ukrainien, Israël-Hamas, etc.), rien ne perturbe leur comportement d'épargne», constate la société de conseil en gestion de patrimoine sur Internet.

Ainsi, plus de huit Français sur dix (85 %) possèdent au moins un produit d'épargne, un chiffre stable depuis 2020, et même près de six sur dix (58%) en détiennent plusieurs. Une hausse de 5 points en quatre ans. Sans surprise, plus on avance en âge, et plus la proportion d’épargnants dans la population augmente (45% des 18-24 ans ont plusieurs produits d’épargne, contre 64% chez les 65 ans et plus). Même constat entre les catégories sociales supérieures et les catégories populaires (70% vs 53%).

Aversion au risque

Qui plus est, les Français ne laissent pas leur épargne végéter. Parmi ceux possédant au moins un produit d’épargne, les trois quarts des personnes interrogées dans le cadre de cette étude (75%) y placent de l'argent au moins une fois tous les six mois. Plus de quatre sur dix (42%) le font même au moins une fois par mois. Avec toutefois quelques petites différences en fonction du profil de l’épargnant. Les femmes de plus de 35 ans et les personnes âgées de 65 ans et plus «sont celles qui placent le moins souvent», relève l’étude, «avec respectivement 24% et 28% qui disent placer de l'argent moins d'une fois par an ou jamais, contre 18 % en moyenne sur la population totale».

Et vers où se dirige l’épargne des Français ? «Les épargnants français restent dans une logique de risque minimum ; les produits d'épargne qu'ils privilégient reflètent leur forte aversion au risque», note l’étude. Ils privilégient donc largement les produits sans risque, même s’ils offrent un faible rendement (69%). Les produits un peu risqués, mais avec un rendement espéré plus important, ne sont choisis que par 17% des Français. Et les produits risqués, mais avec une chance d'obtenir un rendement important, par seulement 5%.

Ainsi, il n’est pas étonnant de retrouver tout en haut du classement des placements 2023 les livrets réglementés type livret A, livret de développement durable et solidaire (LDDS) et plan épargne logement (PEL), avec 81% des sondés qui disent avoir privilégié ces produits l’an dernier. Néanmoins, si elle reste loin de ces livrets, «l'assurance-vie retrouve des couleurs», constate l’étude (29% en 2024 contre 26% en 2023). Quant au plan épargne en actions (PEA), il stagne à 13% depuis 3 ans. Et le plan épargne retraite (PER), largement poussé par le gouvernement ces dernières années, plafonne lui à 10%.

Les situations exceptionnelles davantage appréhendées

À l’intérieur de ces différents placements, l’investissement responsable, c’est-à-dire orienté vers des entreprises contribuant à une économie plus durable et respectueuse de l'environnement, peine à se faire une place. Et ce, malgré la place qu’occupe l’environnement parmi les préoccupations des Français. Seuls 9% des épargnants ont en effet en 2023 privilégié des produits, quel que soit le rendement. Cette place minoritaire s’explique, selon Altaprofits, par «une trop faible circulation de l'information à leur sujet, puis d'un besoin de réassurance à l'égard de la sécurité de leur rendement et du caractère éthique des projets financés».

Peu de nouveautés donc dans le comportement d’épargne des Français, malgré les aléas conjoncturels. Quoique. Car si les Français épargnent toujours autant, et quasiment vers les mêmes produits, les raisons qui se cachent derrière évoluent quelque peu. Oui, «l'épargne pour faire face aux imprévus continue de devancer l'épargne projet avec 75% de citations contre 45%», pointe l’étude. Mais, à l’intérieur de ces motifs, on voit que les Français craignent davantage aujourd’hui les situations exceptionnelles (perte d'emploi, soutien à un proche…), puisque cette raison est citée par 36% des sondés, contre 23% en 2020.

*Étude réalisée par l’Ifop du 2 au 8 avril 2024, auprès d'un échantillon de 2402 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, et constitué selon la méthode des quotas. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne.

 

Julien Da Sois 

05/06/2024



L’administrateur du site est actuellement en ligne! Discuter